Le droit à l’image des enfants en ALSH est une obligation légale que tout directeur de centre de loisirs doit maîtriser. Dès qu’une photo permet d’identifier un enfant, elle constitue une donnée personnelle soumise à le RGPD, à l’article 9 du Code civil et à la loi du 19 février 2024. Se mettre en conformité, c’est protéger les enfants, rassurer les familles, et protéger votre structure. Pour poser les bases techniques et RGPD de votre espace privé ALSH sécurisé, consultez notre guide complet.
Pourquoi le droit à l’image des enfants en ALSH est encadré par le RGPD
Beaucoup de directeurs d’ALSH le découvrent trop tard : dès qu’une photo permet d’identifier un enfant, lors d’un atelier créatif, d’une sortie piscine ou d’une simple photo de groupe affichée dans le couloir, elle constitue une donnée personnelle au sens du RGPD (art. 6). Ce n’est pas une formalité administrative de plus.
C’est une obligation légale qui engage la responsabilité de la structure, et concrètement celle du directeur.
Trois textes fondamentaux encadrent le droit à l’image des enfants en ALSH : l’article 9 du Code civil, qui protège le respect de la vie privée de chacun, y compris des mineurs ; le RGPD (art. 6), qui impose une base légale pour tout traitement de données personnelles, dont la photographie ; et la loi n° 2024-120 du 19 février 2024, qui renforce explicitement la protection du droit à l’image des enfants et modifie l’article 372-1 du Code civil.
La bonne nouvelle : se mettre en conformité n’est ni compliqué ni coûteux. C’est avant tout une question d’organisation.
La photo d’enfant, une donnée personnelle comme les autres
Une photo d’enfant identifiable est une donnée personnelle au même titre qu’un nom ou une adresse. Le référentiel CNIL sur la protection de l’enfance est explicite : la photographie ne doit être collectée que lorsque c’est strictement nécessaire au regard de l’objectif poursuivi.
En pratique, cela signifie trois choses pour votre ALSH :
- Collecter : vous avez le droit de prendre des photos pour animer la vie du centre, à condition d’en avoir informé les familles.
- Stocker : les photos doivent être conservées de façon sécurisée, avec un accès limité aux seules personnes habilitées.
- Diffuser : c’est ici que le cadre est le plus strict. Toute diffusion, même à destination des familles, nécessite une autorisation préalable, écrite et spécifique.
Les obligations légales du directeur face au droit à l’image des enfants en ALSH

C’est vous qui définissez les finalités et les moyens du traitement des photos.
Cette responsabilité est réelle, mais elle est gérable avec un process clair.
L’article 372-1 du Code civil, modifié par la loi du 19 février 2024, dispose que les parents « protègent en commun le droit à l’image de leur enfant mineur » et « associent l’enfant à l’exercice de son droit à l’image, selon son âge et son degré de maturité ».
Conséquence directe : l’accord des deux parents est en principe requis pour toute diffusion d’image.
En cas de désaccord entre eux, c’est le juge aux affaires familiales qui tranche.
La CNIL est formelle : pour utiliser les photos d’enfants accueillis dans une structure collective comme le sont des centres de loisirs, des écoles, des crèches ou plus généralement des accueils collectifs de mineurs (ACM), il faut obligatoirement obtenir le consentement écrit des parents ou représentants légaux.
Ce consentement doit être :
- Libre — sans pression ni déséquilibre de pouvoir
- Spécifique — distinct pour chaque usage (espace privé, site internet, brochure, exposition…)
- Éclairé — les familles comprennent exactement à quoi elles consentent
- Univoque — un accord explicite, pas un silence ou une case pré-cochée
- Révocable — les parents peuvent le retirer à tout moment
L’autorisation parentale : ce qu’elle doit contenir
Un formulaire d’autorisation conforme, respectant le droit à l’image des enfants en ALSH, doit mentionner au minimum :
- L’identité de la structure responsable du traitement
- La finalité précise : partage avec les familles via espace privé, affichage interne, communication externe…
- Les supports concernés : espace numérique privé, panneau d’affichage, site web public, réseaux sociaux (à éviter)
- La durée de conservation des images (recommandation CNIL : 2 ans maximum en base active)
- Les droits des parents : accès, rectification, effacement, opposition
- Les modalités de révocation : comment retirer son consentement et dans quel délai
À retenir : une autorisation globale signée en début d’année ne couvre pas tous les usages. Si vous souhaitez publier des photos sur un nouveau support, une autorisation spécifique est obligatoire.
Les risques d’une mauvaise gestion du droit à l’image des enfants en ALSH
Parlons franchement. Les risques liés à une mauvaise gestion du droit à l’image des enfants en ALSH ne sont pas théoriques. Ils sont documentés et de plus en plus fréquents.
Les réseaux sociaux publics : un terrain miné. La CNIL déconseille fortement de partager des photos d’enfants sur les réseaux sociaux, surtout lorsque le profil est public. Même un groupe Facebook « privé » n’offre aucune garantie réelle de confidentialité.
Les métadonnées GPS : un risque invisible. Chaque photo prise avec un smartphone embarque des métadonnées : heure, date, et surtout localisation GPS. Partager une photo sans supprimer ces données, c’est potentiellement indiquer l’adresse de votre centre de loisirs.
Les sanctions encourues :
- Plainte à la CNIL (délai d’action : 1 mois après la demande de retrait)
- Action en justice pour atteinte à la vie privée (art. 9 Code civil)
- Signalement Pharos si le contenu est illicite
- Sanctions administratives pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial pour les violations graves du RGPD
Ce que dit la CNIL sur le partage de photos d’enfants
La CNIL rappelle avec force que la vigilance n’est pas optionnelle dès lors qu’on diffuse des images de mineurs. Elle recommande explicitement de privilégier des canaux restreints : messagerie privée sécurisée, e-mail, ou mieux encore, un espace numérique privé dédié, accessible uniquement aux familles concernées, avec authentification.
WhatsApp, souvent utilisé dans les centres de loisirs pour partager les photos du jour, n’est pas une solution conforme : les images sont stockées sur des serveurs hors UE, les destinataires peuvent les rediffuser librement, et il n’existe aucun contrôle sur les accès.
Comment respecter le droit à l’image des enfants en ALSH au quotidien
La solution la plus simple et la plus robuste pour un ALSH, c’est de centraliser le partage de photos dans un espace numérique privé, accessible uniquement aux familles autorisées. C’est exactement ce que propose un blog ALSH sécurisé : un espace fermé, pensé pour les professionnels de l’enfance, sans réseau social ni cloud américain.
Un espace privé bien conçu permet de :
- Contrôler les accès : seules les familles ayant signé l’autorisation reçoivent un accès
- Limiter la diffusion : les photos ne peuvent pas être indexées par Google ni partagées publiquement
- Tracer les consultations : vous savez qui a accédé à quoi et quand
- Supprimer facilement : en cas de retrait de consentement, les photos sont effacées en quelques clics
- Respecter la durée de conservation : l’espace peut être archivé ou supprimé à l’issue de la saison
Contrairement à un blog de centre de loisirs ouvert au public, un espace privé garantit que seules les personnes habilitées voient les contenus publiés, la meilleure façon de concilier communication et respect du droit à l’image des enfants en ALSH.
Comment un espace privé répond aux exigences RGPD
| Exigence RGPD | Ce que fait l’espace privé |
|---|---|
| Base légale (consentement) | Accès conditionné à l’autorisation signée |
| Minimisation des données | Seules les photos autorisées sont publiées |
| Limitation de la finalité | Espace dédié au partage famille, pas à la communication externe |
| Durée de conservation | Suppression programmable à l’issue de la saison |
| Sécurité des données | Accès par identifiant et mot de passe, hébergement en France |
| Droits des personnes | Retrait d’accès et suppression des photos sur simple demande |
À distance avec les familles, en toute sécurité

Les parents qui confient leur enfant à votre centre ont besoin de voir, de ressentir, de partager les moments forts de la journée. Un enfant qui rentre le soir avec des étoiles dans les yeux après un atelier peinture : ses parents auraient adoré voir ça.
Un espace privé ALSH bien utilisé, c’est exactement ça : un lien de confiance entre votre équipe et les familles, qui se construit photo après photo, dans un cadre respectueux du droit à l’image des enfants en ALSH.
Les parents reçoivent une notification quand de nouvelles photos sont disponibles.
Ils se connectent depuis leur téléphone, en quelques secondes. Ils voient leur enfant sourire, jouer, créer, et ils font confiance à votre structure.
La loi du 19 février 2024 le rappelle aussi : les parents doivent associer l’enfant à l’exercice de son droit à l’image, selon son âge et sa maturité. Un enfant de 10 ans peut tout à fait dire « je ne veux pas être en photo aujourd’hui ». Respecter ce choix, c’est lui enseigner que son image lui appartient.
Le droit à l’image des enfants en ALSH, géré avec sérieux, c’est donc bien plus qu’une obligation technique. C’est une façon de prendre soin des enfants, des familles, et de votre équipe.
Créez votre espace privé ALSH conforme RGPD
Partagez les photos et vidéos de vos activités uniquement avec les familles autorisées. Espace sécurisé par mot de passe, hébergé en France, conforme RGPD - sans réseau social ni cloud américain.
Démarrer
Le droit à l'image des enfants en ALSH est-il vraiment encadré par le RGPD ?
Oui, sans exception. Toute photo permettant d'identifier un enfant constitue une donnée personnelle au sens du RGPD (art. 6). Un ALSH municipal, associatif ou privé est soumis aux mêmes obligations qu'une grande entreprise, quelle que soit sa taille.
Faut-il une autorisation parentale pour respecter le droit à l'image des enfants en ALSH ?
Oui, systématiquement. L'autorisation doit être écrite, signée par les représentants légaux, et préciser l'usage prévu des photos (espace privé, communication interne, etc.). Sans cette autorisation, aucune diffusion n'est légale.
WhatsApp est-il conforme au droit à l'image des enfants en ALSH ?
Non, WhatsApp n'est pas une solution conforme. Les images sont stockées sur des serveurs situés hors de l'Union européenne, les destinataires peuvent les rediffuser librement, et il n'existe aucun contrôle des accès. La CNIL recommande un espace numérique privé dédié, hébergé en France.
Quelles sanctions risque-t-on en cas de non-respect du droit à l'image des enfants en ALSH ?
Les sanctions sont multiples : plainte à la CNIL, action en justice pour atteinte à la vie privée, signalement Pharos si le contenu est illicite. Pour un ALSH, le risque concret est la mise en demeure de la CNIL et l'obligation de supprimer les contenus sous 30 jours — bien avant d'atteindre les amendes maximales prévues par le RGPD pour les grandes entreprises.
Combien de temps peut-on conserver les photos dans le cadre du droit à l'image des enfants en ALSH ?
La CNIL recommande de ne pas conserver les données relatives aux mineurs plus de 2 ans en base active à compter du dernier contact. Cette durée doit être mentionnée dans le formulaire d'autorisation et dans le registre de traitement de votre ALSH.
Questions fréquentes sur « droit à l’image des enfants en ALSH »
- Le RGPD s’applique-t-il aux photos d’enfants en ALSH ?
- Faut-il une autorisation parentale pour photographier les enfants en centre de loisirs ?
- Peut-on utiliser WhatsApp pour partager les photos d’un ALSH ?
- Comment masquer des photos des visages pour un centre de loisirs ?
- Combien de temps peut-on conserver les photos des enfants en ALSH ?
- La loi du 19 février 2024 change-t-elle les obligations d’un ALSH ?
- Un parent peut-il retirer son autorisation en cours d’année ?
- Faut-il une autorisation distincte pour chaque enfant en accueil de loisirs ?
- Doit-on tenir un registre des traitements de données en centre de loisirs ?
- Quel espace photos sécurisé en ligne pour être conforme au droit à l’image en ALSH ?
En complément : Article 9 du Code civil – Légifrance

