Parents réseaux sociaux – À l’instar de l’initiative néerlandaise Koppie qui vend ouvertement des mugs à l’effigie d’enfants dont ils ont trouvé la photo sur les réseaux sociaux, il est désormais impossible de prévoir avec certitude où peuvent se retrouver ce genre de photos que les parents publient sur Internet. Un autre exemple déconcertant est celui d’une jeune maman blogueuse dont les photos publiées sur Instagram se sont retrouvées au centre d’un jeu d’adolescents où ceux-ci s’inventaient une vie de parents. La création d’un blog photos privé est une alternative sécurisée aux réseaux sociaux.
La rapidité avec laquelle il est désormais possible de partager une photo sur les réseaux sociaux, mais également l’impossibilité de savoir comment ces images pourraient être utilisées par la suite, doit obliger les parents à devenir plus vigilants quand ils partagent les photos de leurs enfants sur Internet. En particulier sur les réseaux sociaux.
Il existe aujourd’hui des services spécialement prévus pour le partage de photos de famille en privé.
Pour les parents qui utilisent une plateforme familiale sécurisée, ils ont la garantie que leur vie privée sera préservée et que, contrairement à Facebook, leurs photos ne pourront pas être exploitées à des fins malveillantes.
Si vous ne le saviez pas encore, sachez que les risques de piratage sur les réseaux sociaux sont très élevés. Publier des photos de sa famille et de ses enfants engendre de nombreux risques pour la vie privée. Quand des parents partagent des photos personnelles sur les réseaux sociaux, ils doivent considérer qu’elles tomberont tôt ou tard dans le domaine public, même pour ceux qui utilisent un profil privé.
Parents réseaux sociaux et vie privée
Si vous faites partie de ces familles qui ne pouvez vous empêcher de publier des photos de vos enfants sur ces réseaux sociaux, il est essentiel d’en connaître parfaitement le fonctionnement, que ce soit au niveau des paramètres de confidentialité, de partage, d’identification, mais surtout au niveau des conditions générales d’utilisation.
Il faut considérer les effets d’une utilisation répétée et régulière, car si publier des photos de son enfant sur Facebook vous semble inoffensif, les risques sont bien là, à court, moyen ou long terme
D’autre part, il ne faut pas oublier que les parents sont responsables de l’image de leurs enfants mineurs et doivent respecter celle-ci. Le cas de ce papa qui publiait des photos de son bébé avec un drapeau nazi n’est pas anodin.
Attention aux photos de vos enfants sur les réseaux
Il faut éviter à tout prix de publier des images négatives de ses enfants, comme c’est désormais la tendance en Amérique où des parents exaspérés publient photos et vidéos de leurs enfants ingérables, en guise de punition. On atteint le summum de la bétise de la part de ces parents.
Enfin, des précautions doivent être prises : évitez de donner trop de détails personnels et fermez votre profil au public afin que vos données personnelles, les informations que vous aurez rentrées dans votre profil, et surtout, vos albums photos ne puissent être visibles que par « vos amis ».
La meilleure des solutions si vous tenez véritablement à garder le contrôle de votre vie privée, de vos photos familiales et ne partager qu’avec des personnes que vous connaissez est encore de créer votre propre espace privé pour votre famille.
Si vous éprouvez le besoin de partager avec votre famille éloignée et que vous êtes soucieux de protéger votre vie privée familiale ainsi que le droit à l’image de vos enfants, découvrez notre plateforme sécurisée.
Notre plateforme sécurisée offre un service exclusivement familial. Les parents peuvent créer leur blog photo privé, facile à utiliser pour partager leurs vos photos de famille. L’inscription est gratuite.
Le terme « sharenting » (contraction de « share » et « parenting ») désigne cette habitude qu’ont pris des millions de parents à travers le monde de documenter la vie de leurs enfants sur les réseaux sociaux, souvent dès la grossesse. Une étude menée au Royaume-Uni estime qu’un enfant de 5 ans a déjà, en moyenne, près de 1 500 photos de lui publiées en ligne par ses propres parents, sans qu’il ait eu son mot à dire sur cette diffusion.
Ce chiffre interroge sur le consentement de l’enfant, qui ne peut évidemment pas s’exprimer sur ce que ses parents choisissent de rendre public. Plusieurs pays européens commencent d’ailleurs à légiférer sur ce sujet, rappelant que le droit à l’image d’un mineur appartient à l’enfant lui-même, et non à ses parents, même s’ils exercent l’autorité parentale.
Le consentement de l’enfant : un droit trop souvent oublié
En France, la loi reconnaît explicitement le droit à l’image d’un mineur, protégé au même titre que celui d’un adulte par l’article 9 du Code civil. Concrètement, cela signifie qu’un parent qui publie une photo de son enfant sur un réseau social exerce un droit qui, en toute rigueur, appartient à l’enfant lui-même. Tant que ce dernier est mineur, ce sont ses représentants légaux qui décident à sa place — une responsabilité qui engage leur discernement bien plus qu’on ne le pense généralement.
Plusieurs pays, notamment en Europe du Nord, ont commencé à légiférer plus strictement sur le sujet, certains envisageant même de donner aux enfants devenus majeurs un droit de regard rétroactif sur les publications de leurs parents, avec la possibilité d’en demander la suppression. Cette évolution juridique traduit une prise de conscience progressive : l’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain, et ce qu’il n’a pas choisi de rendre public à 3 ans pourrait le suivre à 25 ans lors d’un entretien d’embauche ou d’une recherche par un proche.
L’empreinte numérique cumulée : un chiffre qui donne le vertige
Au-delà du cas isolé d’une photo publiée un jour de fierté parentale, c’est l’effet cumulé sur plusieurs années qui pose question. Entre l’échographie partagée pendant la grossesse, la première photo à la maternité, les anniversaires, les vacances, les premiers pas, les rentrées scolaires et les innombrables moments du quotidien, un enfant peut se retrouver avec plusieurs milliers de photos et vidéos publiées avant même de savoir écrire son propre prénom.
Cette accumulation constitue ce que certains chercheurs appellent désormais une « empreinte numérique parentale » — un ensemble de données visuelles et contextuelles (lieux, habitudes, cercle social, apparence physique à différents âges) qui échappe totalement au contrôle de la personne concernée. Contrairement à un compte que l’on crée soi-même à l’adolescence en connaissance de cause, cette empreinte se construit sans qu’aucun consentement n’ait jamais été recueilli.
Une différence essentielle : publier vs. partager en privé
Il existe une différence fondamentale entre publier une photo sur un réseau social et la partager avec un cercle restreint et choisi. Publier, c’est rendre visible à un public plus ou moins large et incontrôlable, même avec un compte « privé » : un ami peut recopier une photo, un algorithme peut la recommander, une faille peut l’exposer. Partager en privé sur un espace dédié, c’est décider individuellement, personne par personne, qui a accès à quoi.
C’est précisément cette nuance que beaucoup de parents sociaux ne perçoivent pas : ils pensent « partager avec leurs amis » alors qu’ils « publient » en réalité sur une plateforme dont ils ne contrôlent ni l’algorithme, ni les conditions d’utilisation, ni la pérennité des réglages de confidentialité dans le temps.
Quelques repères pour partager plus sereinement en famille
Cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à immortaliser et partager les moments importants de la vie de ses enfants — c’est une joie tout à fait légitime, et la plupart des grands-parents et proches éloignés apprécient sincèrement d’être tenus informés. La question n’est donc pas « faut-il partager ? » mais plutôt « avec qui, et sur quel support ? ».
Quelques principes simples permettent de conserver ce plaisir du partage sans les inconvénients d’une diffusion incontrôlée : choisir un espace où l’audience est définie individuellement plutôt qu’une audience par défaut (« amis », « amis d’amis »), privilégier un support où le contenu n’est ni indexé par les moteurs de recherche ni exploité à des fins publicitaires, et garder la possibilité de révoquer l’accès d’une personne à tout moment, sans avoir à supprimer l’intégralité du contenu partagé.
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